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Livres lesbiens > Romans > 2008 > Alba, correspondance à une voix
Fiche Alba, correspondance à une voix Alba, correspondance à une voix (Anne de Bascher)
Prix : 19.00€
Evaluation moyenne ( 23 évaluation(s) )

Description

Roxane et Alba se sont rencontrées dans leurs premières années de pensionnat. L’indéfectible relation qu’elles nouent alors se poursuivra par delà les frontières. Roxanne livre, en effet, à son amie, par la voie épistolaire, un récit vif et touchant des situations que la vie lui offre, de la découverte de l’amour aux côtés de la belle pianiste Salomé à la lutte pour s’intégrer dans un monde viticole misogyne.

Ce roman foisonnant, situé dans les années 1950-1960, aborde de nombreux thèmes ; il décrit des liens puissants et complices, des situations surprenantes, des atmosphères houleuses et oniriques où le bonheur côtoie le drame, la tristesse la liesse.

Les rencontres avec des personnalités fortes qui jalonnent la route de la jeune narratrice sont autant d’occasion qui permettent à l’auteur d’ébaucher, avec humour et intelligence, un hymne aux amitiés et aux amours féminines.

L'auteur

Anne de Bascher est née le 1er octobre 1944, en Limousin. Diplômée en histoire de l’art, en archéologie gréco-bouddhique, en langues et civilisations indiennes (Hindi), elle se passionne pour la littérature. Elle vit aujourd’hui dans une propriété familiale en Loire-Atlantique où elle partage son temps entre la mise en valeur d’un patrimoine du XVIIIème siècle et l’écriture. Elle autoproduit en 1992 son premier roman, Dilemma. En 1997, en collaboration avec Christine Féret-Fleury, Exploratrices et aventurières voit le jour chez Gallimard Jeunesse.

Détails

* Broché
* Editeur : Des femmes (915 juin 2008)
* Collection : FICTION
* Langue : Français
* ISBN-10: 2721005863
* ISBN-13: 978-2721005861

Marie
Marie
04-03-2010
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ALBA J'ai passé de merveilleux moments à lire ce roman plein de délicatesse; Des personnages sensibles, courageux comme on aimerait en rencontrer très souvent dans la réalité. Quant à l'écriture d'Anne de Bascher, il n'y a rien à redire. C'est parfait. Un grand merci à l'auteure.
Dania
Dania
02-07-2009
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LE roman de Femmes que j'attendais ! Merci à Anne de Bascher pour ce beau voyage à travers ces trois univers, celui d'une époque et d'un combat, celui d'un véritable amour et celui d'une femme et sa terre. Que de courage, que d'émotion et que de passion. J'ai dévoré ce livre et adoré. C'est avec impatience que j'attends le prochain !!!
lula
lula
18-01-2009
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sensationnel Enfin un roman bien écrit!
Chantal
Chantal
16-01-2009
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UN LIVRE QUI ARRIVE A POINT NOMME J’avais beaucoup aimé la saga « Bicyclette bleue » de Régine Deforges à deux réserves près dont la banalité expéditive des étreintes amoureuses de l’héroïne qui par ailleurs sert un peu trop l’égo de madame Deforges. Mais voilà, je viens de découvrir une autre saga, ALBA correspondance à une voix, de Anne de BASCHER qui en un seul ouvrage, certes volumineux, a fait pâlir mes entichements littéraires et les a même envoyés ad patres. Je suis extrêmement heureuse d’avoir découvert une romancière que je ne connaissais pas encore et dont j’espère que le talent époustouflant va lui apporter une très large reconnaissance littéraire. Sa saga tout à fait moderne et audacieuse, elle, arrive à point nommé dans notre monde où le machisme perdure même. Que ces messieurs arrogants dominateurs voire odieux et violents fassent l’effort de lire ALBA. Ce livre leur apprendra à découvrir d’autre figures féminines aux atouts qui sont tout sauf éculés. Les plus malins comprendront peut-être face aux héroïnes d’ALBA, des ravageuses d’un autre ordre que la libération des femmes peut bouleverser nos mœurs, notre vie et notre monde, pour le meilleur. Elle ne se fera pas sans casse dans les couples mais cela vaudra mieux que de s’entendre dire après usage : « Casse-toi ! ».
CLARA R.
CLARA R.
09-01-2009
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ALBA correspondance à une voix : un livre qui surpasse à lui seul la dernière rentrée littéraire. Quelle rentrée littéraire décevante, ennuyeuse, indigente ! Je n’ai pas tout lu, bien sûr, mais suffisamment pour que chaque bouquin me tombe des mains ! Pour me requinquer en pensant qu’il existe encore des livres écrits en français (9cette si belle langue), j’ai relu « ALBA, correspondance à une voix » de Anne de BASCHER, avec un plaisir, une jubilation, un intérêt encore plus vifs quà la première lecture. Mon sentiment est définitif : publié avant la rentrée littéraire, ALBA surpasse à lui seul cette dernière. Quelle belle plume, quelle intensité dans chaque phrase, quelle profondeur des sentiments qui animent les héroïnes trop belles, trop intelligentes, trop spirituelles pour être vraies ! Et pourtant je me suis reconnue en elles qui m’apparaissent représenter un avenir féminin ô combien plus exaltant que ce que l’on a connu jusque-là. Puissent-elles être incarnées en vrai pour que le monde que reflète la dernière et désastreuse rentrée littéraire appartienne vite à une histoire révolue et dont ALBA tourne allègrement la page. C’est cet ouvrage très bien tourné, original et enlevé qui méritait à mes yeux tous les suffrages. Mais je ne m’inquiète pas : l’on se souviendra encore d’ALBA quand les livres qui auront subi les feux de la rampe sentiront le roussi ; s’ils ne sont déjà oubliés !
Chantal
Chantal
09-01-2009
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ALBA, un livre qui arrive à point nommé J’avais beaucoup aimé la saga « Bicyclette bleue » de Régine Desgorges à deux réserves près dont la banalité expéditive des étreintes amoureuses de l’héroïne qui par ailleurs sert un peu trop l’égo de madame Desforges. Mais voilà, je viens de découvrir une autre saga, ALBA correspondance à une voix, de Anne de BASCHER qui en un seul ouvrage, certes volumineux, a fait pâlir mes entichements littéraires et les a même envoyés ad patres. Je suis extrêmement heureuse d’avoir découvert une romancière que je ne connaissais pas encore et dont j’espère que le talent époustouflant va lui apporter une très large reconnaissance littéraire. Sa saga tout à fait moderne et audacieuse, elle, arrive à point nommé dans notre monde où le machisme perdure même. Que ces messieurs arrogants dominateurs voire odieux et violents fassent l’effort de lire ALBA. Ce livre leur apprendra à découvrir d’autre figures féminines aux atouts qui sont tout sauf éculés. Les plus malins comprendront peut-être face aux héroïnes d’ALBA, des ravageuses d’un autre ordre que la libération des femmes peut bouleverser nos mœurs, notre vie et notre monde, pour le meilleur. Elle ne se fera pas sans casse dans les couples mais cela vaudra mieux que de s’entendre dire après usage : « Casse-toi ! ».
Chantal
Chantal
09-01-2009
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ALBA, un livre qui arrive à point nommé J’avais beaucoup aimé la saga « Bicyclette bleue » de Régine Desgorges à deux réserves près dont la banalité expéditive des étreintes amoureuses de l’héroïne qui par ailleurs sert un peu trop l’égo de madame Desforges. Mais voilà, je viens de découvrir une autre saga, ALBA correspondance à une voix, de Anne de BASCHER qui en un seul ouvrage, certes volumineux, a fait pâlir mes entichements littéraires et les a même envoyés ad patres. Je suis extrêmement heureuse d’avoir découvert une romancière que je ne connaissais pas encore et dont j’espère que le talent époustouflant va lui apporter une très large reconnaissance littéraire. Sa saga tout à fait moderne et audacieuse, elle, arrive à point nommé dans notre monde où le machisme perdure même. Que ces messieux arrogants dominateurs voire odieux et violents fassent l’effort de lire ALBA. Ce livre leur apprendra à découvrir d’autre figures féminines aux atouts qui sont tout sauf éculés. Les plus malins comprendront peut-être face aux héroïnes d’ALBA, des ravageuses d’un autre ordre que la libération des femmes peut bouleverser nos mœurs, notre vie et notre monde, pour le meilleur. Elle ne se fera pas sans casse dans les couples mais cela vaudra mieux que de s’entendre dire après usage : « Casse-toi ! ».
Bérénice
Bérénice
24-12-2008
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C'EST UN NANAN ! Ah que dire de ce livre, de ce chef d’œuvre plutôt ! Un roman qu’on voudrait déguster mot à mot mais on n’y arrive pas, l’histoire est tellement prenante qu’on ne peut s’arrêter ……….. J’ai eu beaucoup de plaisir à lire ce livre et je tire mon chapeau à cette romancière qui a su nous faire apprécier son ouvrage plein de charme. Enfin une belle littérature pour les femmes, sans voyeurisme et que je relirais avec le même enthousiasme car c’est pour moi un vrai coup de foudre (9et coup de cœur). J’ai passé de bons moments avec tante Millie ,Hélie ,Pépé ,Electre ,Constantin .Même Gipsy la jument tient une place énorme dans ce roman. Pas un personnage n’est de trop et ils sont tous aussi attachants les uns que les autres, même ceux que l’on ne rencontre qu’un bref instant, pour ne les retrouver que bien plus loin dans le récit. Alors, oui, lisez ou plutôt dégustez, prenez le temps de savourer ce roman……..
Diane de V.
Diane de V.
22-09-2008
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DE LA TENUE ET DU STYLE ! Je viens de lire en 3 jours les 570 pages de « ALBA, correspondance à une voix », de Anne de BASCHER. Mes commentaires seront brefs : je n’avais encore jamais lu un roman aussi intelligent et fin sur les relations intimes entre femmes. Et pourtant, Dieu sait si j’en ai lu en version originale ou en traductions. Je précise que j’ai 67 ans et que j’ai reçu comme la romancière, je le présume, une éducation aussi stricte que catholique. De celle, comme le souligne l’auteure, qui peut faire des révoltées à vie. Mais ce qui m’a plu également dans ce roman, c’est que la rébellion n’y est pas revancharde ou vindicative. Au contraire, elle exprime un choix de vie combatif, courageux, qui s’affirme avec subtilité, courtoisie, un sens très vif de la répartie et bonheur. J’ai rêvé de cela toute ma vie. Je l’ai ardemment vécu dans ce roman magnifique qui honore aussi la langue française : de la tenue et du style, bravo ! Dans l’indigence littéraire actuelle où les coucheries sans intérêts de certaines romancières leur tiennent lieu de prose, ALBA, correspondance à une voix apparaît a contrario comme un joyau rare qui mériterait le plus grand succès et notamment par son refus de tout racolage, de tout ingrédient éculé.
Rachel
Rachel
19-09-2008
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ON NE NAIT PAS FEMINISTE. ON LE DEVIENT AVEC ALBA ! ON NE NAIT PAS FEMINISTE. ON LE DEVIENT AVEC ALBA ! Enfin un excellent roman féministe, « ALBA, correspondance à une voix », incarné par des femmes qui balaient tous les clichés ou caricatures conventionnelles. Autrement dit, nostalgiques de l’éternel féminin - genre poupée Barbie ou Nadine de Rothschild-, s’abstenir ! Quel bonheur de découvrir des héroïnes d’une envergure telle que l’on aimerait les rencontrer en vrai et les avoir pour amies. Difficile de se plonger dans un autre livre après cette saga de Anne de BASCHER, tant Roxane, Alba, Tante Millie, Zaskia, Salomé, Scilly, nous émeuvent, nous captivent, nous font rire. Elles tiennent là le haut du pavé (9ouf !) sans être pour autant androphobes. Beaucoup d’hommes devraient être aussi séduits par les figures masculines d’Hélie, Constantin, Léon, Pepe, Arnolfo. En refermant ALBA, correspondance à une voix, j’ai formé le souhait que notre monde reflète l’univers du roman. Merci Anne de BASCHER de tenir le cap féministe après votre premier et très beau récit, DILEMMA.
Inès
Inès
11-09-2008
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L'AMOUR COURTOIS, LA FIEVRE EN PLUS ! Si c’est ça l’amour entre femmes tel que le décrit Anne de BASCHER dans son très beau livre « ALBA, correspondance à une voix », alors moi, l’hétéro qui se croyait incorrigible, vais sûrement me convertir pour ne pas mourir idiote ! Je ne plaisante pas du tout. J’ai été plus que touchée par les liens amoureux entre Roxane et Salomé, puis entre l’héroïne et Scilly, ce deuxième amour venant après un drame qui m’a fait pleurer. Ce qui m’a particulièrement plu c’est, qu’ici, le désir que l’on sent très fort de part et d’autre, est indissociable des sentiments, ce qui me manque cruellement. J’en veux à mes amants de me réduire à un objet sexuel, de ne pas s’impliquer sentimentalement, d’avoir peur de s’attacher, d’assouvir leur envie sans les précéder et les suivre d’attentions. Là, dans le roman de Anne de BASCHER, c’est tout le contraire : L’amour courtois, la fièvre en plus. Et quelle fièvre ! Délicate et forte, raffinée et animale, subtile et inventive, et, surtout, suggestive. Rien à voir avec d’autres livres sur le même sujet, que j’avais trouvés trop mièvres ou trop crus et qui n’avaient éveillé en moi qu’une curiosité déçue. Bref, ces demoiselles d’ALBA, aux grâces et dons multiples m’ont chavirée et je comprends mieux pourquoi certaines de mes copines ont déjà viré leur cuti -sans retour-.
Christine
Christine
08-09-2008
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LES GRINCHEUX NE DERANGENT QU'EUX-MEMES Je remercie Anne de BASCHER de m’avoir enchantée avec son roman « ALBA, correspondance à une voix ». Je précise que je lis beaucoup mais que cet ouvrage très bien ficelé, avec des expressions toujours bien choisies et percutantes, reste gravé en moi comme un précieux talisman et une flamme que j’aimerais transmettre moi-même à ‘‘mes semblables’’. Qu’ALBA suscite des réactions grincheuses ne dérange que les irréductibles grincheux, ce dont je me contrefiche, mais pas pour la romancière qui, contrairement à son ou ses détracteurs anonymes, s’expose totalement par ses écrits et interviews, elle. A bon entendeur salut ! J’encourage donc les malotrus et autres pisse-froid à se lancer eux-mêmes dans une entreprise romanesque de l’envergure et de la qualité d’ALBA pour que l’on vous guette au tournant ; si tant est que vous soyez publiés. En attendant, si la majorité des femmes ressemblaient aux héroïnes d’ALBA et si les hommes rappelaient la si belle figure d’Hélie ou le touchant Léon, autres personnages du roman, notre monde sinistre et gris prendrait d’autres couleurs. Alors, Anne de BASCHER, continuez à nous faire rêver à ce monde où tous les êtres se respecteraient et rivaliseraient d’ingéniosité, de générosité et d’humour dans ce but.
Shéhérazade
Shéhérazade
04-09-2008
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SI J'AI UN VOEU... SI J’AI UN VŒU… De nationalité française, mais d’origine maghrébine (9Tunisie), j’ai eu le privilège d’avoir été élevée par des parents qui n’ont pas borné mon horizon à un mariage forcé. Ils m’ont plutôt encouragé à faire des études pour avoir d’abord un bon métier. Je suis médecin en pédiatrie où je me bats, en particulier, contre l’excision des petites filles africaines –pratique encore courante en France même, et avec le concours de mes confrères- ! Passionnée aussi de littérature depuis l’enfance, je viens d’achever la lecture de ALBA, correspondance à une voix, de Anne de BASCHER, sur les conseils de ma meilleure amie. J’ai lu ce livre d’une traite, happée, envoûtée (9sans grigri) dès les premières lignes. Françoise Giroud les jugeait aussi déterminantes que les dernières pour apprécier la qualité d’un article de jounaliste. Son jugement s’applique aussi aux écrivains, me semble-t-il, car s’ils nous barbent dès leur première page, nous n’irons pas jusqu’à la fin. Anne de BASCHER que je ne connaissais pas encore, m’a donc entraînée du début jusqu’au bout de son roman à multiples et passionnantes facettes. Certes, je ne suis pas du même milieu social que les héroïnes d’ALBA, et cependant, elles pourraient être mes sœurs, car leurs qualités propres transcendent les classes sociales. Combatives, (9im)pertinentes et généreuses, elles m’ont donné une sacrée pêche dans ma vie personnelle et mon propre métier. Il y a des livres qui vous marquent pour toute une vie. Je sors de celui-ci, grandie et plus pugnace que jamais. Sans prêchi-prêcha, ALBA montre clairement que le changement des mentalités et des mœurs misogynes ne viendra ni des hommes ni de leurs lois, qui ne sont en réalité ni appliquées, ni respectées ou si peu. Il viendra des insoumises solidaires qui, comme les personnages principaux de ce roman, tracent leur route comme bon leur semble et mettent en pratique des idéaux qui finiront bien par forcer le respect de tous. Si j’ai un vœu pressant à formuler, c’est que ALBA, correspondance à une voix, soit lu par le plus grand nombre. Et pas seulement parce qu’il est beau, mais essentiel.
Sophie
Sophie
01-09-2008
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UNE ROMANCIERE-CAVALIERE QUI MAITRISE SES MOTS COMME SES CHEVAUX. Bon, les filles, je l’avoue : j’ai d’abord craqué pour la belle gueule d’une romancière –Anne de BASCHER- avant de succomber aux séductions ravageuses des héroïnes de son livre « ALBA, correspondance à une voix ». Moi qui lis peu et encore moins des bouquins de presque 600 pages, j’ai lu celui-ci parce que j’ai vu la photo de l’auteure dans le dernier numéro de CAVALIERE, suivi d’un article enthousiaste. Et quand j’ai appris qu’Anne de BASCHER était aussi une cavalière, comme moi-même, je ne pouvais qu’être emballée ! Bien sûr, et si ce roman m’a appris plein de choses sur ces années 60 qui ne devaient pas être roses pour les filles, comme la couleur qu’on leur attribue, je me suis attardée sur les passages équestres du roman. Drôles, comme le fait de passer son bac philo avec la photo de sa jument sur son cœur : cela valait bien la plus haute mention ! Jument qui sauvera l’héroïne de deux dépressions, notamment dans une scène très touchante. Magnifiques chevauchées qui les entraînent le long des berges de la Loire où Roxane prend le temps d’observer et de découvrir la faune spécifique du fleuve, avec des jumelles… Moi aussi, je suis une cavalière d’extérieur par goût des « échappées sauvages et libres », mais qui exigent une bonne maîtrise de sa monture. Anne de BASCHER maîtrise aussi les mots -précis sans être précieux- à tel point que j’ai souvent dû faire usage d’un dictionnaire pour la suivre, car je ne voulais pas lâcher son roman. Je ne l’ai donc pas lu à bride abattue, ni en prenant le mors aux dents, mais au trot enlevé, m’imprégnant d’une atmosphère si envoûtante que j’en ai recommandé la lecture à toutes mes copines ; les filles lisant plus que les garçons de nos jours. Tant mieux pour nous, dommage pour eux qui nous approchent sans nous connaître.
GABRIELLE (932 ans),
GABRIELLE (932 ans),
23-08-2008
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UN BEAU PAVE DANS LE MARIGOT MISOSYNE ! Oh, mes amies rebelles de France et de Navarre ! J’ai une très bonne nouvelle à vous annoncer : La parution d’un roman dont les personnages principaux (9de drôles de demoiselles et des demoiselles très drôles) nous correspondent tout à fait. Ce roman c’est « ALBA, correspondance à une voix » de Anne de BASCHER dont j’avais déjà lu le pemier petit bijou « DILEMMA ». ALBA est plus long et pas assez à mon goût, tant il fourmille d’événements joyeux, graves, passionnants, que l’on verrait tout aussi bien sur un écran de cinéma. C’est un roman féministe, sans discours ni stéréotypes et sans autre prosélytisme de la part de la romancière que d’avoir campé des héroïnes crédibles et convaincantes, qui sortent de l’ordinaire : gonflées, malignes, altruistes et douées sans esbroufe. Elles ont aussi plus d’un tour dans leur sac, comme tante Millie, grande Résistante. Ainsi, son idée d’avoir organisé un commando nocturne pour recouvrir 50 plaques de rues parisiennes aux noms d’hommes pour leur substituer des noms de femmes plus ou moins célèbres, est génial en soi et par le foin qui en résulte pour les automobilistes égarés. L’initiatrice de ce désopilant pied de nez est invitée à s’en expliquer sur une radio de grande écoute. Autre occasion d’affirmer son culot, sa superbe, son esprit mordant, sa culture. Irrésistible ! Par cette action inspirée et spectaculaire elle aura chamboulé des auditeurs et auditrices qui ne s’étaient encore jamais demandé pourquoi le millier de rues parisiennes ou d’ailleurs sont marquées au sceau de l’omniprésence masculine. Réalité dont tout le monde s’accomode -à l’exception des rebelles- comme un fait normal et intangible. Idem pour le Parlement,le Sénat, l’Académie française le Panthéon ! Alors mes amies, lisez vite ce roman qui décoiffe vraiment par son esprit très joliment(9l’écriture) offensif sans être offensant, où, pour une fois, ce sont des dames qui mènent la danse, et quelle danse ! Un beau pavé dans notre marigot misogyne. Merci Anne de Bascher pour ce cadeau estival. Un vrai festival !
EDITH
EDITH
23-08-2008
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UN ROMAN QUI SE BOIT COMME UN NECTAR Sommelière à Londres puis à Paris, j’ai dégusté récemment le beau roman de Anne de BASCHER. Dégusté est le mot car les bons vins sont très présents au fil des pages d’ ALBA, correspondance à une voix. Je ne dirais pas que ces dames et demoiselles passent leur temps à lever le coude, mais elles savent sûrement distinguer un Menetou-salon d’un Pouilly-Fuissé. Ce livre est un régal tant les sujets abordés sont divers et intéressants. Par mon métier, j’ai évidemment apprécié la virée de Tante Millie -un phénomène !- et de sa nièce Roxane, en Champagne, l’arrivée joyeuse d’un grand vin toscan dans la ferme de l’héroïne, l’évocation de petits crus locaux que l’on chercherait en vain sur une carte des vins. J’ai apprécié aussi l’envie de la jeune Roxane de donner ses lettres de noblesse à un vin –le mucadet- qui n’est pas le plus prisé des blancs secs de Loire et qui traverse une mauvaise passe en ce moment, alors qu’il reste pour moi insurpassable pour accompagner les crustacés. Bravo, madame la romancière car si Roxane avait choisi de remonter un vignoble bourguignon, le pari aurait été gagné d’avance. Et que dire du fait d’embaucher comme maître de chais une femme, dans les années 60. Culotté, là aussi, car il faut savoir qu’alors et plus que maintenant, l’on devenait vigneronne par veuvage ou si l’on n’avait pas de frère(9s). Et quelle bonne idée de faire les vendanges qu’avec des femmes ! Inédit et un bon coup de marketing (9même si ce n’est pas le but premier de Roxane) cela va inciter les femmes à s’intéresser davantage à la vigne et aux vins. Cela va aussi montrer aux vignerons de père en fils que les filles ne sont pas en reste et que l’avenir est aussi à elles ! En attendant, je lève mon meilleur verre à la romancière qui a su faire pétiller ses dialogues et laisser sur mes papilles un goût persistant de « revenez-y » !
MARC (94O ans),
MARC (94O ans),
23-08-2008
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ENTRE VARGAS ET BASCHER, MON COEUR BALANCE Je suis un amateur inconditionnel de polars. En allant acheter le dernier Fred VARGAS chez mon libraire, celui-ci m’a dit en me désignant le nouveau roman de Anne de BASCHER « ALBA, correspondance à une voix » : « Tiens, change un peu de registre. Tu verras, VARGAS comme BASCHER ont en commun une formation d’archéologue qui conduit sûrement à la précision, au goût du détail, aux histoires fouillées. L’une a donné dans le roman policier et l’autre dans le roman littéraire. Tu me diras ce que tu en penses ». Bon, j’ai emporté les deux bouquins pour mes vacances et pour être honnête, j’ai commencé par VARGAS qui, pour une fois m’a déçu. Et pourtant, j’en pince pour ce qu’elle pond. Puis, j’ai ouvert ALBA et, dès le prologue, vachement bien écrit, j’ai poursuivi ma lecture sans être déçu du long voyage. Quel tempérament aussi cette Anne de BASCHER que je ne connaissais pas encore. En plus, elle est plus que pas mal ; même si une belle gueule n’induit pas nécessairement un talent d’écrivain. Là, c’est coup double et je suis terrassé d’admiration, même si je n’ai aucune chance de la séduire, si j’ai bien compris. Ce qui m’a tout de suite frappé, c’est que si VARGAS et BASCHER ont en commun d’avoir fait des études d’archéologie, BASCHER aime les femmes qui sortent des clichés conventionnels et des fantasmes masculins. Ses héroïnes incarnent un esprit généreux, inspiré et battant, sans être anti mecs. Et c’est là où elles sont fortes. Elles me laissent vraiment pantelant, béat sur le seuil d’un univers fascinant qui est le leur, tout en étant un appel à un monde meilleur, qui n’est pas celui d’Aldous HUXLEY. Merci à mon libraire pour m’avoir fait découvrir BASCHER. Elle a une sacrée plume et des convictions. Je ne vais pas déserter VARGAS pour autant, mais je me dis en comparant les pointures de ces deux romancières que BASCHER va plus loin dans son registre : elle veut changer notre monde misogyne et sa consoeur, nous en distraire.
Inège
Inège
11-08-2008
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DU PUR BONHEUR ! Voilà un livre qui ne peut laisser indifférent. De ceux qui contribuent à remuer les mentalités… J’aurais aimé me couler entre chaque mot de chaque ligne, me glisser dans le papier pour rejoindre ces héroïnes (9et héros) qui jalonnent ce roman empreint d’une subtilité recherchée. D’un style châtié, la romancière nous peint un tableau de maître en nous dépeignant des femmes qui s’impliquent. Des femmes qui s’imposent et qui en imposent. Les hommes ne sont pas en reste, il y a dans les passages relantant la guerre 39-45 des hommes généreux , attachants et téméraires. Car tout au long de ce livre pour le moins captivant l’éloquence est là, et le déroulement de l’histoire nous apprend nombre de choses surprenantes. La trame de ce livre est forgée par des faits et gestes de personnages faisant preuve de courage, d’audace, de générosité, de tendresse ou forces et fragilités se mêlent . En résumé : des femmes d’une sacrée trempe ! Ce texte parfois fougueux est comme autant de notes égrenées conduisant à une superbe symphonie que l’écrivain-chef d’orchestre dirige avec brio. Extrait : « Le récital devait commence par les Etudes de Chopin et dès les premières notes exécutées avec autant de précision que de délicatesse –sans l’ombre d’une mièvrerie- les battements de mon cœur s’accélérèrent en même temps que je ressentis dans tout mon être un trouble jamais éprouvé auparavant. Je n’écoutais plus la musique. Mon regard allait de ce beau profil aquilin aux longues mains fines qui couraient sur le clavier, alors que le buste demeurait parfaitement droit. J’étais sous le choc et ne fus pas la seule, car aux dernières notes des Etudes, les applaudissements furent tels que l’interprète fut rappelée à plusieurs reprises. » -.-.-.-.- J’ai plongé dans ce livre avec délice et quand, au point final, j’ai refait surface avec regret, j’étais littéralement subjuguée. Un bel ouvrage, bien construit. Voici de quoi réaliser une jolie saga télévisée. A découvrir absolument. Pour conclure en termes dithyrambiques : MAGISTRAL ! SUBLIME !
anita
anita
10-08-2008
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J'ai aimé les personnages assez réels de ce livre, dont certains m'ont surprise par leurs qualités de coeur, de courage, d'engagement. Un véritable univers contrastant avec l'ambiance de notre époque où toutes les choses, les relations entre les êtres, tendent à se banaliser. Située dans un monde rigide et assez clos, la noblesse française, et dans une époque où fleurissaient les interdits, les années 60, l'intrigue est d'autant plus savoureuse puisqu'elle livre le parcours intérieur d'une jeune femme en devenir, douée d'une sensibilité hors des conventions. Une demoiselle charmante qui, pour se construire, devra affirmer une énorme personnalité car confrontée à un monde marqué et régi par les hommes exclusivement. Et par la conquête d'elle-même et de sa liberté, elle aura le talent de savoir reconnaître très vite ses véritables alliés ; parmi ceux-ci, ses consoeurs, les femmes, deviendront essentielles à sa propre existence. Un parcours initiatique que j'ai suivi avec grande tendresse et émotion je l'avoue. Car les histoires entre femmes ne sont jamais simples... mais lorsque ces dames se cherchent et qu'elles se trouvent, c'est l'apothéose, le nirvana !!! du moins dans ce livre qui le raconte si bien... et ça, c'est très rare. Je tenais à le dire.
Fred
Fred
07-08-2008
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Bobo-Macho-Hétéro J'étais un mec de l'espèce "Bobo-Macho-Hétéro". J'emploie volontairement l'imparfait, car la lecture d'un nouveau roman - ALBA, correspondance à une voix- de Anne de BASCHER, a provoqué en moi un tsunami mental, une remise en cause radicale de la perception que j'avais des femmes jusqu'ici. Comment la romancière a-t-elle réussi cet exploit ? Sûrement par la maîtrise de sa plume concise et riche autant que par la forte personnalité de ses héroïnes : des sacrées nanas qui ont en commun une tête, des dons, un farouche esprit d'indépendance, du coeur et un humour acéré. J'ai particulièrement apprécié les échanges entre un hobereau catho-réac et sa fille, une gamine rebelle avant l'heure. La manière dont elle mouche son père n'est pas triste ! Et que dire de la scène conjugale où l'épouse règle ses comptes avec son mari-le même individu : un morceau d'anthologie à mettre entre toutes les mains de ceux et celles qui croient encore que la vie de château est idyllique alors qu'elle peut être une prison dorée et le creuset de révoltes justifiées. C'est aussi la première fois que je lis un roman où les hommes n'occupent pas le devant de la scène sans être pour autant absents et vains. Au début cela m'a un peu agacé, mais le charme de la lecture opérant, j'ai vite senti que la romancière a voulu brosser un idéal masculin que l'on ne rencontre sans doute que dans une fiction. Mais le plus important pour moi n'est pas là. Ils est dans la qualité d'une saga passionnante où l'on apprend plein de choses dans des domaines très variés. Il est dans la beauté et la délicatesse des sentiments qui lient les personnages féminins, aussi bien dans le registre amical qu'amoureux. Car les demoiselles s'aiment coeur à coeur et coeur à corps et d'une manière telle que l'on ne peut que s'incliner avec respect. Je recommande donc ce livre magnifique, dense et puissant à tous les machos-bobos-bling-bling, hétéros ou homos pour qu'ils s'inscrivent au plus vite au club des gentilshommes et des hommes gentils. Je tire mon chapeau à la romancière qui a su me toucher et faire voler en éclats mes préjugés et comportements dinosauriens. Je salue aussi les Editions des Femmes pour avoir publié ce roman. Je croyais aimer les femmes, maintenant (9à 36 ans) je vais apprendre.
Nathan D +
Nathan D +
06-08-2008
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Vous qui comme moi, avez toujours jugé la gente féminine homosexuelle lourde, sans attrait, vulgaire du genre camionneuse, courrez vite chez votre libraire le plus proche acheter "ALBA, correspondance à une voix" d'Anne de BASCHER. Toutes vos idées seront chamboulées quand vous découvrirez avec Roxane; Tante Millie, Zaskia, Salomé, Scilly et les autres : l'intelligence, la finesse d'esprit, le courage, l'humour, le goût et la beauté dans ce roman plein de poésie au style irréprochable dans lequel la romancière brosse des portraits féminins mais aussi masculins d'une force et d'un réalisme exceptionnels.
Naïna
Naïna
04-08-2008
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"La critique est aisée mais l'art difficile"... Après lecture de la critique précédente, force m'est de voler au secours de l'auteure dont le livre m'a captivé du début jusqu'à la fin. Je respecte les idées de tous mais peut-être faut-il savoir, parfois, lire entre les lignes pour apprécier certains écrits... En ce qui me concerne, je remercie Anne de Bascher pour ce roman aux héroïnes courageuses, téméraires, généreuses, ayant de la suite dans les idées et ne courbant pas l'échine. Et je n'ai perçu aucun nombrilisme là-dedans. Il est certain que l'expression (9et pardonnez-moi la vulgarité mais ce n'est pas moi qui l'ai crée) "AVOIR DES COUILLES AU CUL" se limite évidemment qu'aux hommes comme si, d'évidence, les femmes ne pouvaient pas faire preuve de quelque courage que ce soit ! Alors forcément, ça dérange quelquefois les bien-pensants. Qu'importe, je n'ai qu'un conseil à donner à ceux qui veulent comprendre, accepter, rêver, se remettre en question, en un mot AIMER, tout ceci en se divertissant : lire ce livre. Passer à côté serait vraiment dommage (9et le mot est faible). J'ai ri, j'ai pleuré, j'ai soupiré, j'ai ressenti des sentiments de révolte mais aussi de compassion. Je souhaite un énorme succès à ce roman ; il le mérite. Et je n'ai qu'une envie : LE RELIRE.
hff
hff
20-07-2008
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Long comme une éternité, le souffle en moins... Les 569 pages d'Anne de Bascher sont "d'une plume soignée" dit la 4ème de couverture, que je parierais écrite par l'auteur elle-même (9pardon pour l'absence de "e" au mot "auteur", je ne m'y résous toujours pas, et ce n'est pas faute de soutenir et partager les combats des femmes quand ils visent une vraie liberté). Je dirais plutôt cette plume appliquée, pire : convenue. Irréprochable sur un plan purement grammatical, certes - et Anne de Bascher s'en fait gloire sans ambiguïté dans son discours du quotidien, elle qui tend à se penser dernière représentante de la "belle écriture" dans un siècle naufragé - mais sans le moindre souffle ni originalité, sans poésie ni émotion. Plat car besogneux, ennuyeux car froid, un brin irritant sur la durée. N'est pas Chateaubriand qui veut. Ce pourrait, finalement, être un défaut surmontable pour les lectrices & les lecteurs si le contenu du livre ne se résumait (9manière de parler vu l'épaisseur du volume - en centimètres, veux-je dire - et encore l'éditeur a-t-il du nous en soustraire une ou deux centaines de pages excédentaires sur le manuscrit originel), si le fond ne se limitait donc à une sorte de catalogue ininterrompu d'autosatisfaction pompeuse et ampoulée, où chaque personnage féminin - les deux principaux pour le moins - pense, parle, agit, plastronne et claironne dans l'unique souci de bétonner le socle de la statue qu'Anne de Bascher veut s'ériger à elle-même, en habit de passionaria vendéenne des temps modernes. Je respecte beaucoup Anne de Bascher pour ses idées et son action d'antan pour les droits des femmes, leur liberté, et pas qu'en matière d'orientation sexuelle. Je ne doute pas un instant qu'Anne de Bascher n'ait beaucoup de choses à nous dire, à nous faire partager, à nous apprendre, choses tirées de sa vie et de son parcours. J'apprécie Anne de Bascher comme écrivain pour son récit "Dilemma" paru en 1992. Je regrette d'autant plus vivement qu'elle ait perdu aujourd'hui cette langue âpre et rude, expressive et constellée d'émotions, belle et chaude de concision, émouvante en un mot, qu'elle avait su manier il y a plus de quinze ans. Je déplore tout autant qu'elle se soit complu dans cet exercice stérile d'autoproclamation rétrospective. Puisse-t-elle un jour nous faire partager son expérience, son vécu, avec la même passion pourvoyeuse d'empathie que celle qui lui fit écrire "Dilemma".