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Livres lesbiens > Romans > 2008 > Appelez-moi par mon prénom
Fiche Appelez-moi par mon prénom Appelez-moi par mon prénom (Nina Bouraoui)
Prix : 13.78€
Evaluation moyenne ( 2 évaluation(s) )

Description

Dix-sept ans après "La voyeuse interdite", huit ans après "Garçon manqué", trois ans après le prix Renaudot des "Mauvaises pensées", Nina Bouraoui change pour la première fois de manière et de registre. Celle qui s'est vu reprocher dans sa jeunesse son écriture saccadée, ses fulgurances, celle qui nous a révélé peu à peu au fil de ses livres les amours interdites qu'elle s'autorisait, publie aujourd'hui son premier roman classique.

C'est l'histoire d'une rencontre, la rencontre d'une jeune femme écrivain et de l'un de ses admirateurs, de leurs échanges, de leur passion mais aussi de leur bonheur gagné jour après jour.

Nina Bouraoui a toujours intrigué son monde, elle n'est jamais là où il faut, là où on voudrait l'enfermer. Elle est un écrivain libre, libre à quarante ans de composer et de rédiger son Amant à elle tout en conservant sa singularité, ses propres empreintes.

Détails

* Broché: 111 pages
* Editeur : Stock (913 mars 2008)
* Langue : Français
* ISBN-10: 223406077X
* ISBN-13: 978-2234060777

Lakmé
Lakmé
02-10-2008
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Superbe le livre est un magnifique récit d'amour d'une grande pureté où l'amour est conté avec un grand A. c'est une histoire moderne et envoûtante que j'ai dévoré en une soirée et qui m'a laissé sur un nuage d'où je ne suis pas encore redescendue... de la beauté dans un monde de brutes, ça fait un bien fou.
Skin-deep
Skin-deep
02-10-2008
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De l'Amour Avec un roman enchanté et enchanteur, Nina Bouraoui redonne ses lettres de noblesse à l'idylle - mot magnifique et suranné dans un monde violent. "Notre époque était une époque du rejet. L'amour me semblait être la dernière des révolutions possibles, je désirais m'y livrer sans compter." "Appelez-moi par mon prénom" est un livre précieux et gracieux, que je voudrais offrir à mes amis comme une invitation au bonheur, avec la croyance superstitieuse qu'il puisse les euphoriser, comme il a sensiblement réenchanté mon existence. Une femme rencontre dans une librairie en Suisse, où elle est venue signer ses livres, un jeune homme d'une beauté stellaire qui lui confie l'adresse de son site en ligne. Un hiver s'écoule, sans qu'ils se revoient, empli d'échanges de messages, de missives, de photos et de dessins. L'absence semble sciemment cultivée, comme pour donner aux sentiments naissants une phase de latence platonique, propice au rêve, au déploiement de l'imaginaire, à la cristallisation - "Je m'endormais avec son corps, inventé au creux du mien. D'une certaine façon il me reliait à tous les hommes". La rencontre n'est pas brusquée, pour que chacun puisse achever un cycle, refermer une blessure, avant d'"arriver à cet instant où l'on ne peut se détacher de l'autre": une rencontre solaire dans les jardins du Luxembourg. Les amants sont profondément ancrés dans la modernité de leur époque - ils communiquent par messages électroniques, le jeune homme crée des installations artistiques d'avant-garde - mais tous deux vivent un amour intemporel qui semble renouer avec les codes de l'Amour Courtois. Le lien qui les unit est empreint d'un respect infini, très émouvant, d'une élégance qui confine à un classicisme du sentiment. Sur le mode stylistique de la parataxe, un florilège de phrases sensibles, écrites à l'imparfait, évoque l'amour comme une attente, nous rappelle ce qu'il devrait toujours être: un projet, une création poétique de chaque instant, presqu'une écriture. Telle cette définition si simple sur l'éclat aveuglant de l'évidence amoureuse, d'une magie indéfectible: "J'aimais tant qu'il existe". Un livre à tomber de bonheur.