Connectez-vous.
Ou créer un compte.
Nom d'utilisateur Mot de passe
publicité

Livres lesbiens > Romans > 2006 > Affinités (Poche)
Fiche Affinités (Poche) Affinités (Poche) (Sarah Waters)
Prix : 8.84€
Evaluation moyenne ( 4 évaluation(s) )

Descriptions du produit

Présentation de l'éditeur

Pour tromper son ennui, une demoiselle de la bonne société anglaise, Margaret Prior, visite régulièrement les détenues de la prison de Millbank. Dans cette bâtisse sinistre croupissent les parias de l'ère victorienne, avorteuses, voleuses et autres criminelles, à qui elle veut apporter un peu de réconfort. Parmi elles, Selina Dawes, spirite à l'aura très particulière... En gagnant sa confiance, Margaret finit par découvrir l'étendue des pouvoirs de la jeune médium, ainsi que son incroyable histoire. Suspense, atmosphères étouffées, passions défendues et trahison, aucun des ingrédients qui font l'univers de Sarah Waters ne manque dans ce troisième roman magistralement orchestré.

Biographie de l'auteur

Née en 1966 au pays de Galles, Sarah Waters a été libraire, puis enseignante. Dès son premier roman, Caresser le velours, qui a été adapté à la télévision par la BBC, elle devient l'égérie des milieux gays. Avec son deuxième roman, Affinités, elle obtient le prix du Jeune Écrivain de l'année 2000 délivré par le Sunday Times. La publication de son troisième roman, Du bout des doigts, qui a remporté le Somerset Maugham Prize, marque sa consécration. Élue " auteur de l'année " par le Sunday Times, elle reçoit en 2003 le prix des Libraires et le British Book Awards, et figure sur la liste des " vingt meilleurs jeunes romanciers anglais " établie par la revue Granta. Sarah Waters vit aujourd'hui à Londres. Son nouveau roman, Ronde de nuit, a paru en 2006 aux éditions Denoël.

Détails sur le produit

* Poche: 521 pages
* Editeur : 10 (913 juillet 2006)
* Collection : Domaine étranger
* Langue : Français
* ISBN-10: 2264043628
* ISBN-13: 978-2264043627

Un internaute
Un internaute
04-02-2008
1
2
3
4
Très bien Malgré son rythme quelque peu mou...ce roman reste une merveille. On s'attache tres volontier aux personnages et l'intrigue est tres bien construite...la fin SURPRENANTE... A lire !
Stephanie S.
Stephanie S.
03-02-2008
1
2
3
4
A ne pas lire dans une vieille maison lugubre... Atmosphère pesante. Je me suis même surprise à regarder autour de moi !!! Même si certains passages sont un peu longs, la fin est tellement innatendue que l'on ne regrette pas d'être allé jusqu'au bout ! Sarah Waters sait nous emmener où elle veut...
ciaocomestai
ciaocomestai
03-02-2008
1
2
3
4
5
UN THEME PEU COMMUN Avis complet Une couverture d'aspect suranné avec deux visages de femmes l'un contre l'autre, tout en nuances de gris.... C'est AFFINITES, le livre de Sarah Waters, publié en 1999 par Denoël,que j'ai "dévoré" récemment. (9)(9)(9)(9)(9) L'AUTEUR (9)(9)(9)(9)(9) Sarah WATERS est un auteur contemporain, née en 1966, devenue l'égérie des milieux gay. Elle est considérée comme l'un des meilleurs vingt romanciers anglais en 2003. Elle a obtenu entre autres le Booker Prize, le Orange Prize et le Somerset Maugham Prize. Elle a commencé à écrire après avoir écrit une thèse sur la littérature gay et lesbienne. Après deux succès avec "Caresser le velours" et "Du bout des doigts", elle a écrit "Affinités". Le thème de son propre espace lui tient à coeur. Elle trouve horrible de se sentir surveillée ou poussée à entrer en contact avec d'autres gens. C'est la raison pour laquelle elle a exploré le thème de la prison. La condition de la femme au XIXème siècle l'intéresse aussi de par ses difficultés et son manque de liberté. Faire une promenade est un des plaisirs de Waters, tout comme profiter de cette liberté et marcher à travers la ville. La seule pensée de ne pouvoir juste marcher est intolérable pour elle, tout comme le fait d'être chaperonnée constamment, d'où sans doute la création de la toile de fond du livre, à savoir la prison... (9)(9)(9)(9)(9) L'HISTOIRE (9)(9)(9)(9)(9)(9) Prison de Millbank à Londres pendant l'ère victorienne à la fin du dix-neuvième siècle.. Margaret Prior, nouvelle dame patronesse visite les détenues. Corridors interminables, nudité des cellules, tel est le quotitidien des pauvres créatures... "Leur physionomie à toutes exprimait un malheur absolu, une détresse qu'aucune ne m'avait fait soupçonner jusque là" "Le ton était bénin, mais quelque chose dans ses mots me fit tressaillir. Peut-être était-ce simplement le fait du trousseau attaché à sa ceinture, le carillon discordant et arythmique des clefs qui ponctuait tout ce qu'elle disait" De cellule en cellule, elle rencontre Ellen Power, Mary Ann Cook, Agnès Nash, Jacobs et les autres, surveillée de près par les gardiennes de prison. Petit à petit, elle s'intéresse particulièrement à la charismatique Selina Dawes, médium spirite qui clame son innocence et qui est accusée d'avoir tué une certaine Mme Bricks. A l'intérieur même de la prison, elle est soupçonnée d'être en relation avec des revenants. "Elle m'avait déjà tenu le même langage, mais ce n'est qu'aujourd'hui que j'en ai perçu toute la force. Lorsqu'enfin je parlai, c'était comme un arrachement, comme si un fil amenait au jour, l'un après l'autre, les mots jusque là renfermés dans mon sein" Margaret est issue d'une famille riche de Chelsea. A 29 ans, elle se sent "telle la feuille qu'on garde entre les pages d'un triste livre noir, jusqu'à ce que l'oubli la réclame" Elle vient de perdre son père. Sa soeur se prépare à partir en voyage de noces en Italie, son frère est prêt à se marier avec Helen et les rapports avec sa mère sont assez houleux. Après une tentative de suicide, elle se trouve sous l'emprise du chloral et du laudanum. "J'étais venue voir cette femme en ne pensant qu'à elle, et c'était moi-même, ma propre faiblesse, qu'elle me mettait sous les yeux. Elle me regardait, et il y avait de la pitié dans ses regards". De plus en plus, elle s'attache à l'histoire de Selina, entreprend des recherches dans les journaux de l'époque et dans le monde du spiritisme. Et peu à peu, elle ressent une attraction toute particulière envers cette femme dont le visage lui rappelle un certain tableau. La prisonnière dévoile son étrange passé dans un monde d'esprits et de passions. A Chelsea, dans sa chambre, commencent alors à apparaitre un bouquet de fleurs, un médaillon, comme une présence qui semblerait être perpétuelle. Certains objets sont déplacés ou disparaissent..... Selina et Margaret font des projets pour partir ensemble... Margaret , isolée au sein de sa famille, cherche en elle un amour qu'elle aurait perdu, un amour auquel elle voudrait croire.... Regards... frôlements de mains.........tout en cachette, dans le fond d'une cellule........ Voilà, je ne vous en dirai pas plus ... Le livre est traité de façon particulière. Passé et présent, deux récits , deux styles, deux destinées sont écrits en parrallèle. C'est un peu génant au début parce qu'on ne comprend pas mais très vite, on se passionne et on tourne les pages. Sarah WATERS nous fait découvrir l'univers carcéral dans toute sa tristesse, avec les avorteuses, les criminelles et les maquerelles...... les femmes qui n'ont pour horizon que la grisaille des murs.... Nous partageons également le monde du spiritisme et de l'inconnu mais le thème le plus fort est celui de l'homosexualité. Margaret, autrefois attirée par sa belle soeur, est maintenant amoureuse d'une prisonnière. Un superbe roman dans une atmosphère trouble et un univers étrange, hors du temps..... Si vous le trouvez dans les rayons de la bibliothèque ou de la librairie, n'hésitez pas, prenez le ........
Verlingue Isabelle
Verlingue Isabelle
03-02-2008
1
2
3
4
Sarah Waters a une telle façon de décrire la prison et son quotidien, qu'on a l'impression d'en respirer la poussière, d'en sentir le froid et la grisaille. On se sent tellement étouffé qu'on a envie de croire à chaque bouffée d'air frais. Comme Margaret. Selina Dawes devient rapidement un mystère qu'on a envie de dévoiler. On se sent complètement happé dans la vie de Margaret, lui souhaitant de trouver pendant les quelques minutes à Millbank le peu de bonheur que la vie lui offre. On est tellement avec Margaret, que comme elle, on ne voit pas venir l'inexorable fatalité. L'horrible, le cruel, le plus noir de ce que l'humanité peut produite. Sarah Waters distille peu à peu son intrigue, et comme dans tous ses livres, parvient à faire se retourner les évènements, à révéler des choses incroyables sur ses personnages. Si au départ, on se laisse "tranquillement" guidée, à suivre Margaret dans les longs couloirs de la prison, on se retrouve rapidement à tourner les pages de plus en plus vite, pour découvrir comment tout ça va terminer, voulant dépasser Margaret... pour la prévenir peut-être ? Encore un roman plein de sensations, fait de non-dits, de frôlements, de passion, de murmures, de secrets, de machinations... de perversion. Toute la psychologie féminine encore une fois décortiquée avec beaucoup de talent.